Depuis 3 ans Vélo Utile est partenaire d’Art Rock pour organiser un grand parking vélo sécurisé et accompagner les festivalières et festivaliers qui souhaitent venir à vélo. Alors pourquoi s’embarrasser avec une voiture alors que c’est si simple et rapide à vélo ?
Les piliers sont là, Michel H, Bob, Tony, Jérôme… Yannick se dévoile, enfin, il tente de dévoiler sa roue arrière qui est bien réticente. Le dé-voilage n’est pas une opération facile et la manœuvre est compliquée. Yannick jettera finalement l’éponge (j’ai bien connu aussi ces moments de découragement) non sans avoir insisté. Un conseil avisé lui proposait de changer la roue…
Côme arrive plein d’énergie… il vaut mettre des cornes sur son guidon. Catherine et son mari, qui préparent les circuit des Abers veulent changer les pneus, un peu usés (moi j’attendrai qu’il rendent l’âme) par précaution pour éviter une crevaison pendant le périple. Tous les bénévoles sont occupés. C’est Bob qui prend date pour samedi 17 à 15h00 ! Quelqu’un vient déposer un vélo enfant superbe. Tiens il pourrait convenir à mon Mathis… il faudra que j’en parle à Francette. Marion vient réviser son vieux Blouet (ah Blouet !) qui traînait dans le jardin. Tony donne un coup de main à Hélène… qui remet en état le vélo de quand elle avait 16 ans… c’est déjà la 4ème séance !
S’ils ne disposent pas de chiffres sur le nombre d’accidents ayant éventuellement eu lieu sur le plateau,les deux élus [B. Croguennec et A. Atlan] disent « ne pas vouloir attendre qu’un drame se produise avant de prendre des décisions ».
La structure [Vélo Utile] fait état de remontées de cyclistes, professionnels comme particuliers, se faisant alpaguer ou insulter lors de leur passage aux horaires autorisés sur le plateau. Voire en dehors. Des faits confirmés par plusieurs livreurs à domicile rencontrés. La Ville s’est d’ailleurs fendue d’un communiqué, le 20 mai, afin de préciser que les travailleurs étaient autorisés à enfourcher leur vélo. L’asso a, de son côté, engagé un recours gracieux auprès du maire.
« C’est une mesure un peu radicale qui ne va pas dans le meilleur sens, estime Guillaume Le Clercq. Les piétons sont, en effet, la première des mobilités douces et les associations qui les défendent ont souvent été mises de côté. Mais la cohabitation est largement faisable. » L’expert défend l’idée que le contournement ne fonctionne pas : « C’est complètement l’inverse du concept du vélo : on le prend pour aller plus vite, tout droit, ne pas faire de détours. C’est donc contre-productif en deux sens : ça n’incite pas à l’utiliser et les commerces de proximité doivent se passer de consommateurs potentiels »