Non à l’obligation du port du casque à vélo

Les nations les plus cyclables — Pays-Bas, Danemark — n’imposent rien ! À peine 1 % des adultes enfilent un casque à Amsterdam.

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«Nous ne sommes pas contre le casque ni contre la promotion du casque, mais contre l’obligation du port du casque à vélo. Nous préférons que le gouvernement refinance le Plan Vélo pour financer les infrastructures qui protègent les cyclistes, plutôt que de prendre une mesure contre-productive qui pénalise l’ensemble des usagers et des usagères à vélo.» (Stein Van Oosteren, auteur de la pétition)

Pétition contre le port du casque obligatoire : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6860

Position de notre fédération (FUB) « Faire peser davantage la responsabilité sur le cycliste ne peut pas se substituer à une véritable politique de sécurité routière. La priorité doit toujours aller à l’infrastructure et à la sécurisation des voiries — non à la seule responsabilisation de l’usager le plus vulnérable.« 

Ce que coûterait une obligation généralisée

  • Santé publique. Une baisse de pratique de 15 à 30 % — fourchette observée en Australie — aurait un coût sanitaire net supérieur au gain de protection individuelle. Cet effet est quantifiable (outil HEAT de l’OMS) et devrait figurer dans toute évaluation d’impact.
  • Sécurité par le nombre. La sécurité des cyclistes croît avec leur nombre : faire reculer la pratique dégrade la sécurité de ceux qui continuent à pédaler.
  • Jeunes et femmes. L’équipement de sécurité est un facteur explicite de non-pratique à l’adolescence, en particulier chez les jeunes filles. Une obligation accentuerait le décrochage féminin, à rebours des objectifs d’inclusion portés par les services de vélo public.
  • Risque juridique. Une obligation générale sera opposée aux cyclistes victimes dans le contentieux de
    l’indemnisation, au détriment de l’usager le plus vulnérable.